Violences chez les jeunes: une nouvelle plateforme pour reconnaître, comprendre et agir

La Ville de Vernier lance violences-pas-ici.ch, une plateforme destinée aux jeunes de 12 à 25 ans et à leur entourage. À travers 16 situations concrètes, elle aide à reconnaître les violences, à comprendre le cadre légal, à connaître les possibilités d’action et à trouver de l’aide.

Publié le 08 septembre 2026

découvrir violences-pas-ici.ch

Une insulte dans la rue, une image intime modifiée et diffusée sans accord, une remarque répétée sur le physique ou encore un comportement de contrôle: les violences vécues par les jeunes peuvent prendre différentes formes. Il n’est pas toujours facile de les reconnaître. Certaines situations sont banalisées, d’autres difficiles à nommer.

Pour aider les jeunes à mieux comprendre ces situations, le service de la cohésion sociale de la Ville de Vernier lance violences-pas-ici.ch. Développée dans le cadre d’un programme pilote sur les questions d’égalité et de lutte contre les violences, avec le soutien de la Fondation Leenaards.

Des réponses concrètes pour les jeunes et à leurs proches

«Violences, pas ici» s’adresse aux jeunes de 12 à 25 ans, ainsi qu’à leurs proches. Le site permet de:

  • Reconnaître une situation de violence
  • Comprendre ce ce qu’en dit la loi
  • Savoir comment agir
  • Connaître les possibilités de signalement
  • Trouver de l’aide ou les bonnes personnes à qui parler

Le site s’adresse aussi bien aux personnes qui subissent une situation qu’aux témoins, à leur entourage et aux personnes qui s’interrogent sur leur propre comportement.

  • Sans consentement c'est une agression
    © Emma Serafin 
  • Les émotions n'ont pas de genre
    © Emma Serafin 
  • Les clichés racistes ne sont pas des compliments
    © Emma Serafin 
  • Derrière l'écran, les insultes blessent aussi
    © Emma Serafin 

Seize situations inspirées de réalités vécues

La plateforme présente 16 situations concrètes, inspirées de témoignages de jeunes de Vernier et de professionnelles et professionnels, puis retravaillées lors d’ateliers.

Présentées sous la forme d’illustrations réalisées par l’artiste genevoise Emma Serafin @bellebavure, ces situations abordent différentes formes de violences, notamment:

  • Les violences verbales et psychologiques
  • Les violences sexuelles
  • Les violences numériques

Trois points de vue pour chaque situation: Que faire si cela m’arrive, si j’en suis témoin… ou si je suis à l’origine de la situation?

La particularité de la plateforme réside dans son approche. Chaque situation est abordée selon trois points de vue:

  • La personne ciblée par une violence
  • La personne qui en est témoin
  • La personne qui s’interroge sur son propre comportement

À chaque fois, des conseils concrets permettent de mieux comprendre ce qui se passe et de savoir quoi faire. Le site montre notamment comment un témoin peut réagir et soutenir une personne. Il aide aussi celles et ceux qui reconnaissent un comportement problématique à le remettre en question et à le changer.

Les possibilités de signalement et les démarches auprès de la police ou de la justice sont également expliquées simplement. Chacune et chacun reste libre de choisir les démarches qu’il ou elle souhaite entreprendre.

Ont contribué au contenu:

  • Emma Serafin, illustratrice, a réalisé les vignettes.
  • Carolina Gonzalez (La Carologie), YouTubeuse, activiste féministe pour la santé mentale, a contribué à la rédaction des contenus écrits.
  • L’association Viol-Secours, association féministe de lutte contre les violences sexistes et sexuelles, a contribué à la rédaction des contenus écrits.
  • L'association We Can Dance It, engagée pour l'égalité et la prévention des violences sexistes et de genre dans la culture et l'espace public, a participé à la rédaction des contenus et apporté son expertise juridique via sa permanence.
  • L’association alveo.design, spécialisée dans la communication responsable, humaine et collaborative, a réalisé la campagne de communication et le site internet
  • Le réseau de la cohésion sociale de Vernier.

 

Le projet bénéficie du soutien financier de la Fondation Leenaards.

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