Le programme «Envol» aide les jeunes à trouver leur voie

Ateliers, immersions en entreprise et accompagnement personnalisé: le projet Envol permet aux jeunes de mieux cerner leurs envies, de découvrir des métiers, et de se projeter dans l’avenir.

Publié le 07 mai 2026

  • Programme Envol© DR
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Trouver sa voie n’est pas toujours simple. Pour les jeunes de 15 à 25 ans qui hésitent, doutent ou peinent à trouver une formation adaptée, le projet Envol propose une approche aussi concrète qu’accessible: aller à la rencontre des métiers, tester, découvrir, et surtout, se donner le droit d’explorer sans pression.

Ateliers de découverte professionnelle, immersions en entreprise, accompagnement individualisé: chaque participant avance à son rythme. «L’idée est de leur montrer des possibilités concrètes et de leur redonner confiance», résume Mariam Zarea. Cette travailleuse sociale hors murs (TSHM) est à l’origine de ce programme développé en collaboration avec l’unité des relations économiques du service de la cohésion sociale.

Ce jour-là, huit jeunes poussent les portes de Windshape, une entreprise spécialisée dans les solutions de test pour drones. Au programme: initiation au dessin 3D, programmation d’un petit jeu vidéo, démonstrations techniques et échanges avec des professionnels passionnés. Sergio Márquez et Guillaume Catry, deux des cofondateurs, ont conçu un après-midi sur mesure pour éveiller la curiosité de leurs hôtes.

L’occasion pour Guillaume Catry d’évoquer son parcours singulier: du CFC de mécanicien automobile au master à l’EPFL. «Moi aussi, je me suis cherché avant de trouver ma voie.» Un message qui fait écho. Car oui, un parcours se construit, se réinvente: rien n’est figé.

Envol propose ainsi plusieurs ateliers dans différents secteurs: cuisine, bricolage, mécanique, coiffure, médias, jardinage. Et chaque atelier est débriefé avec les participants. Pour Mariam Zarea, ces expériences créent de véritables «effets miroir» : «Un métier entrevu peut soudain révéler une passion, éveiller une vocation». En multipliant les rencontres authentiques, le programme ouvre des horizons insoupçonnés et permet à chacun et à chacune d’entrevoir un parcours à la fois motivant et réaliste.

Du côté des organisateurs, la pression retombe: «C’est la première fois que nous faisons ça, confie Sergio Márquez. J’espère que ça leur a plu.» À en juger par l’expression des jeunes, la réponse ne fait aucun doute. Un bon point pour Envol qui prouve qu’avec les bons outils et les bonnes rencontres, trouver sa voie n’est pas un rêve inaccessible. C’est une aventure à portée de main.

Wassim © DR
Wassim

Wassim, 18 ans
«Ça m’a fait tilt!»

«Je suis en pleine recherche. J’ai déjà un peu d’expérience dans des domaines manuels comme la mécanique ou l’électricité, mais les études, je ne pense pas que ce soit fait pour moi. Aujourd’hui, trouver sa voie, c’est compliqué. L’espoir peut vite retomber quand on enchaîne les postulations sans réponse, et beaucoup de jeunes ont de la peine à s’orienter vers quelque chose qui les intéresse vraiment.
Cet après-midi a ouvert mon horizon. La programmation, franchement, ça m’a fait tilt. Je vais commencer à m’y intéresser sérieusement. Je suis persuadé qu’en rentrant chez moi, en y repensant, je vais voir plein de nouvelles portes s’ouvrir. Si tous les jeunes pouvaient vivre une découverte comme ça, en un après-midi, c’est presque sûr que des portes s’ouvriraient. Il suffit juste d’être un minimum éveillé pour repartir avec l’esprit plus large.»

Arnemica
Arnemica © DR

Arnemica, 20 ans 
«Je découvre des métiers auxquels je n’aurais jamais pensé.»

«Je suis arrivée à Genève il y a un an, après avoir terminé ma scolarité obligatoire au Portugal. Je suis venue vivre avec ma mère et ma petite sœur. Aujourd’hui, ma priorité est d’apprendre le français. Pour la suite, je réfléchis encore, car je ne connais pas bien le système ici. C’est grâce aux travailleurs sociaux que j’ai entendu parler de ce programme et de ces visites en entreprise. 
Aujourd’hui, c’est ma première visite et j’ai trouvé ça vraiment intéressant. On reçoit beaucoup d’informations, on voit de nouvelles choses, et c’est très utile. Je découvre des métiers auxquels je n’aurais jamais pensé. Avant, je voulais devenir éducatrice de la petite enfance. Puis, ma mère a commencé à chercher une maison et j’ai découvert le métier d’agente immobilière. C’est un métier qui m’intéresse.
Ce que j’attends d’un travail? D’avoir du plaisir à y aller chaque jour, pour rester motivée. D’évoluer dans une bonne ambiance, avec de chouettes collègues. Ça, ça me plairait!»

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