Ce rouleau compresseur, qui a servi plus de 40 ans au sein de la commune, vient d’être restauré
Une démarche qui a allié passion, réinsertion par le travail et amour du patrimoine.
Publié le 23 avril 2026
Après plus de 40 ans au service de la commune et 25 ans de silence, le rouleau compresseur, symbole du patrimoine industriel et du travail de générations d’employés communaux, a été tiré de sa torpeur. Lancé en juin 2025 par Ilir Bajrami, administrateur du SEU, le projet a réuni une équipe de passionnés, parmi lesquels un bénéficiaire du service de la cohésion sociale (absent sur la photo), qui a largement contribué aux travaux de carrosserie dans le cadre d’une démarche de réinsertion par le travail.
Également au coeur de cette aventure, Marco Moes, mécanicien poids lourd, qui s’est plongé dans les manuels d’antan pour percer les secrets de ce moteur d’un autre âge et lui redonner ses couleurs… Celles de Vernier. Rencontre.
Marco Moes, dans quel état était le rouleau compresseur quand on vous l’a amené?
Il avait beaucoup souffert. La rouille s’était répandue partout, et on avait une vraie crainte pour le moteur, qui aurait pu être complètement grippé après plus de 25 ans à l’arrêt. Au démarrage du projet, j’avoue que j’avais certaines appréhensions. Je savais que cela exigerait beaucoup de persévérance.
Concrètement, sur quoi avez-vous travaillé?
Essentiellement sur la mécanique. Il a fallu dégraisser et dégripper toutes les pièces, une par une. Ça a demandé beaucoup de dégrippant et de patience. Car la mécanique d’avant, c’est vraiment un autre monde. Mais c’est ça qui est beau!
Justement, comment apprend-on à maîtriser une mécanique aussi ancienne?
En fouillant dans les archives, en cherchant des conseils. Les personnes qui connaissaient bien cette machine n’étaient plus disponibles. J’ai contacté l’entreprise Ammann qui avait commercialisé le modèle et j’ai retrouvé un ancien technicien qui m’a expliqué comment remettre la machine en route. Il m’a même envoyé des vidéos sur YouTube pour me guider.
Ce type de restauration, c’est donc peu fréquent dans votre travail?
C’est même très rare. On entretient régulièrement des véhicules ou des remorques, mais jamais avec une mécanique aussi vieille et complexe. Ce projet était véritablement à part.
Et maintenant qu’elle est comme neuve, comment démarre-t-elle, cette machine?
Elle démarre à la manivelle, à l’ancienne. Entendre ce moteur tourner, c’est un vrai bonheur. Précis comme une horloge, et magnifique à regarder.
Qu’est-ce que ce projet vous a apporté à titre personnel?
Ça a été un vrai plaisir. J’adore rénover, et le faire pour la commune de Vernier, là où j’ai grandi, c’est encore plus gratifiant. J’ai déjà travaillé sur des voitures et des motos anciennes, mais là, c’était différent. À la fois plus complexe et plus chargé de sens. Allier technique et patrimoine local, c’est quelque chose d’assez unique.
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