Bienvenue sur le site internet de la ville de Vernier



Sprungnavigation

Von hier aus k?nnen Sie direkt zu folgenden Bereichen springen:
Startseite Alt+0 Navigation Alt+1 Inhalt Alt+2 Suche Alt+3 Inhaltsverzeichnis Alt+4
Seite drucken PDF von aktueller Seite erzeugen
_RUBRIKNAME_

Les chenilles processionnaires dans nos parcs et jardins

Malgré tous les efforts du service des espaces verts, il est presque impossible de supprimer la totalité des nids. Nous met-tons cependant tout en œuvre pour diminuer au maximum la prolifération de ces insectes, ainsi que les risques qui y sont liés pour la population.

Connu de tous et apprécié pour sa végétation pérenne et sa valeur décorative, le pin est bien présent dans le patrimoine arboré genevois. Ce conifère nécessite une attention particulière, puisqu’il abrite la chenille processionnaire du pin. Cette larve d’un papillon de nuit anodin, connue pour son mode de déplacement en file indienne, est reconnaissable à son nid en forme de boule blanche tissée dans les branches des pins. Les chenilles se nourrissent des aiguilles de diverses espèces de pins mais aussi de cèdres, provoquant un affaiblissement important des arbres. Une espèce voisine peut s’attaquer aux chênes, elle ne forme toutefois pas de cocon visible.

La chenille processionnaire du pin est la larve du papillon de nuit appelé Thaumetopoea pityo-campa. Le papillon, qui est la forme « adulte » de la chenille, éclot durant l'été, entre juin et septembre selon le climat. La femelle papillon recherche un pin et dans une moindre mesure un cèdre pour y pondre ses œufs. Les œufs sont déposés en rangées parallèles par paquet de 150 à 320, formant un manchon gris argenté recouvert d'écailles, long de 2 à 5 centimètres, sur les rameaux ou les aiguilles de pin. L'éclosion a lieu cinq à six semaines après la ponte. Elle donne naissance à des chenilles qui muent trois fois avant l'hiver. Les jeunes chenilles tissent des pré-nids où elles passent la journée. Les larves commencent à manger le limbe des aiguilles du pin. A ce stade, elles ne sont pas encore urticantes.

Au quatrième stade larvaire, elles forment un nid d'hiver définitif au moment des premiers froids de novembre, côté sud pour profi ter des rayons du soleil et protéger les chenilles du froid. Elles en sortent pour se nourrir quand il fait plus chaud, se déplaçant en « procession » suivant un fil de soie qui leurs permet de rentrer au nid. La cohésion de la file en déplacement est assurée par le contact de la tête d'une chenille avec les poils de l'abdomen de celle qui la précède.

Au printemps, les chenilles en procession quittent l'arbre pour aller s'enfouir dans le sol à quelques centimètres sous terre (5 à 20 cm), dans un endroit bien ensoleillé. Les processions peuvent se déplacer jusqu'à 40 m. Chaque chenille va tisser un cocon individuel dans lequel aura lieu la transformation en chrysalide puis en papillon. Les chrysalides métamorphosées sortent de terre. Le cycle peut alors reprendre par accouplement de la femelle et du mâle qui meurt un ou deux jours après, alors que la femelle s'envole vers une branche pour pondre.

Les processionnaires du pin sont brunes avec des taches orangées. Recouvertes de poils, leur pouvoir urticant provient d'une fine poussière qui se détache de plaques situées sur le dos et de la partie postérieure de la chenille. Les poils sont également présents dans les nids définitifs, puisque deux mues y sont eff ectuées, et peuvent rester urticants pendant plusieurs années s'ils sont préservés de l'humidité. Ces poils, légers et fragiles, se détachent très fa-cilement dès que la chenille est inquiétée ou excitée. De plus, ils peuvent être emportés par le vent. Lorsque le poil se brise, la substance urticante et allergisante qu'il contient, la « thau-métopoéïne », se libère provoquant des dé-mangeaisons très vives mais aussi des troubles oculaires ou respiratoires. Le danger est aussi important pour les animaux de compagnie.

Pour contrer la prolifération de cet insecte pro-blématique tant pour l’humain que pour certains végétaux, les espaces verts de la ville de Vernier mettent en place plusieurs moyens de lutte.

Le piégeage par confusion sexuelle
Chaque année, juste avant le début du vol des papillons (fin juin) nous posons une trentaine de pièges à phéromone dans les pins et une dizaine dans les chênes sur l’ensemble du territoire de la ville. Le principe de ces pièges est de capturer les papillons mâles, qui seront attirés à l’aide de capsules de phéromones placées dans des pièges à 4-5 mètres de hauteur dans les arbres. Une fois entrés à l’intérieur, les papillons ne peuvent plus en sortir, ce qui empêche partiellement la reproduction de ces insectes. Nous retirons ces pièges à la fin des vols, durant le mois de septembre.

Le piégeage avec le collier Procerex
Si un nid n’est pas accessible avec une échelle ou une nacelle, nous posons un système autour du tronc, à environ 4 mètres de hauteur. C’est une sorte de rigole en plastique, reliée à un sac, qui oblige les chenilles à descendre dans ce dernier les piégeant ainsi. Les sacs sont vidés une fois la descente des chenilles terminée.

La lutte mécanique
Nous procédons à des tournées de contrôle sur l’ensemble de la ville et dès qu’un nid est repéré, il est coupé puis brûlé.

Selon l’article de loi concernant les chenilles processionnaires (L 4 05.04 : Règlement sur la conservation de la végétation arborée RCVA) :
Il faut savoir que tout propriétaire ou loca-taire est tenu de procéder à l’enlèvement et à la destruction des nids, ou de mettre en place des moyens visant à éviter la propagation de ces insectes sur sa parcelle. Cela dès leur appa-rition et jusqu’au 15 février de chaque année.

Le service des espaces verts reste évidemment à votre disposition pour toutes questions concer-nant les chenilles processionnaires ou autres sujets liés aux parcs et jardins.

Info
Service des espaces verts
tél. 022 306 07 00 - Lundi au vendredi : 8h-11h / 13h30-16h30 sevv@vernier.ch


Chenilles processionnaires
 

Date de l'actualité : 11 avril 2019


  • Mairie de Vernier
  • Rue du Village 9
  • Case postale 520
  • CH 1214 Vernier
  • Lundi à vendredi de
  • 09h à 12h et de
  • 14h à 17h
  • Facebook


  • Druck Version
  • PDF